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Evènements

Race for the Cure : derrière la course, une mobilisation qui ne faiblit pas

Par Ann · 15 septembre 2026

Derrière une course et une marche accessibles à tous se cache une aventure humaine qui se prépare durant des mois. À Péruwelz, la Race for the Cure est devenue bien plus qu’un rendez-vous sportif : c’est un véritable mouvement de sensibilisation autour du cancer du sein, porté par une volonté personnelle et une mobilisation collective toujours plus importante.

Pour l’organisatrice, Tania, cette aventure est avant tout une histoire personnelle. Il y a trois ans, elle a elle-même été confrontée à la maladie. Infirmière de formation et sportive dans l’âme, elle a naturellement souhaité transformer cette expérience en énergie positive et en message de prévention.

« Mon objectif premier est de sensibiliser un maximum de personnes à la prévention, à l’autopalpation et au mammotest », explique-t-elle. Un message essentiel qu’elle souhaite faire passer au-delà de la seule journée de la Race for the Cure.

Le sport occupe également une place centrale dans cette démarche. Pendant la maladie, elle a choisi de continuer à bouger, en fonction de ses possibilités et de son état de santé. De cette expérience est née l’envie de transmettre à son tour l’idée que l’activité physique peut accompagner le chemin vers la guérison et contribuer à avancer, chacun à son rythme.

C’est ainsi qu’est née cette journée proposant à la fois une marche et une course, pensées pour être accessibles au plus grand nombre.

Six mois de préparation pour une seule journée

Si, pour les participants, la Race for the Cure se résume souvent à quelques heures de sport, l’envers du décor est tout autre. Derrière le rendez-vous du 2 octobre, ce sont près de six mois de préparation qui sont nécessaires.

Parcours, sécurité, balisage, signaleurs, logistique, ravitaillements, animations, communication, coordination avec les commerçants et les restaurateurs… La liste est longue. Et avec elle, son lot de coups de téléphone, de réunions et de messages — « énormément », sourit-elle.

Cette organisation repose aussi largement sur une mobilisation locale.

La commune joue notamment un rôle important dans la logistique et la préparation du dossier de sécurité. Mais autour de l’événement, de nombreux clubs et bénévoles répondent également présents.

Infini Trail, le PRFM, les Éclatés Péruwelziens, la Palette Bonsecouroise, le Bondon à Wiers, le club de ping-pong de Wiers, sans oublier les amis proches : chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Une solidarité qui illustre parfaitement l’esprit de cette journée : chacun peut contribuer, à sa manière, à faire avancer la cause.

Une ville qui se mobilise

Cette année, une autre évolution touche particulièrement Tania: la mobilisation croissante des commerçants et des restaurateurs.

De plus en plus d’acteurs locaux viennent spontanément proposer leur aide. Actions dans les commerces, stands gourmands, ravitaillements ou simplement décoration et sensibilisation aux couleurs d’Octobre Rose : les initiatives se multiplient.

Et cette dynamique prend une dimension supplémentaire puisque Péruwelz est devenue une Ville Rose.

Pour Tania, cette reconnaissance a une signification particulière. Elle démontre que la sensibilisation ne s’arrête pas aux portes de la Race for the Cure. Elle s’inscrit progressivement dans toute la ville et dans la vie quotidienne de ses habitants.

175 kilomètres au Mont-Blanc pour Think Pink

Cette année, le défi sportif a également pris une autre dimension.

Avec son ami Max, qui a participé à l’UTMB au Mont-Blanc, l’organisatrice a vécu une aventure hors du commun. 175 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé, avec un objectif qui dépassait largement la performance sportive : courir pour la bonne cause.

Toute l’équipe est parvenue à récolter 4 081,73 euros au profit de Think Pink.

Elle a également eu la chance de vivre cette épreuve de l’intérieur, en rejoignant l’équipe d’assistance qui a accompagné Max dans son aventure. Une expérience qu’elle décrit comme « incroyable », à la croisée du défi sportif, de l’amitié et de la solidarité.

Une belle illustration, finalement, de la philosophie qui anime toute cette mobilisation : mettre le sport au service d’un combat qui concerne chacun.

Et après la Race, l’aventure continue

Parce qu’Octobre Rose ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée, le Château d’Arondeau reste lui aussi fidèle au projet.

Partenaire des différentes initiatives, il sera encore au rendez-vous le 16 octobre pour l’afterwork qui viendra clôturer cette belle aventure.

L’objectif sera alors tout autre : après les kilomètres parcourus, les heures de préparation et les nombreuses actions de sensibilisation, place à la fête et au partage.

« J’espère vraiment que nous serons nombreux pour faire la fête et terminer cette période sur une belle note », confie-t-elle.

Car derrière les chiffres, les kilomètres et l’organisation parfois marathonienne, c’est surtout la mobilisation qui reste au cœur de cette aventure.

Oui, organiser une telle journée demande énormément de temps et d’énergie. Mais lorsque les bénévoles répondent présents, que les commerçants s’impliquent, que les participants se mobilisent et que les sourires se multiplient, la fatigue laisse rapidement place à la satisfaction.

Et surtout, lorsque le message de prévention passe, chaque heure consacrée à l’organisation prend tout son sens.

La Race for the Cure n’est donc pas seulement une course contre la montre. C’est une course pour la vie, pour la prévention et pour la solidarité. Et à Péruwelz, visiblement, le peloton ne cesse de grandir.

Les inscriptions restent possibles ici: RFTC® Péruwelz – 02/10/2026